Rédigé par: mamie | le 25/01/2006 à 23:37

Une jolie petite école de village en normandie où j'allais suivre ma scolarité primaire lors de mes séjours chez mon oncle et ma tante ; je vous avoue jamais je n'ai rencontre lors de mes études une envie aussi forte d'apprendre ; plusieurs niveaux de classe ênsemble et les instits, le mari et la femme nous considéraient comme leurs propres enfants d'ailleurs ceux ci étaient parmi nous ;ils étaient sévères souhaitant notre réussite mais nous nous connaissions tous et nous formions une grande famille ; l'apprentissage de l'écriture, de l'orthographe et du calcul n'étaient aucunement rébarbatifs ; nos cahiers à l'encre et la plume étaient bien écrits, propres et nous avions le respect du matériel ;nous étions peu nombreux et cela nous rendez solidaires ; j'avais envie de faire plaisir à ces professeurs et je faisais le maximum pour ne pas les décevoir ; ce couple ne comptait pas ses heures et prenait le temps qu'il fallait pour que les bases apprises soient intégrées ; même si nous étions parfois punis pour manque d'assiduité ou indiscipline jamais je n'ai entendu de leur part un commentaire du style "peut mieux faire" !!!
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# Posté le dimanche 26 février 2006 09:16

Souvenir d'enfance

Souvenir d'enfance
Nous avons tous en commun d'avoir des souvenirs d'enfance. Ils sont parfois drôles, parfois tristes. Pleins de lumière et de chaleur, ils nous accompagnent chaque jour et nous réchauffent quand tout à coup il fait un peu froid d'être seul.

Des souvenirs, comme vous, j'en ai à revendre, mais en ce moment, celui qui me fait sourire quand je suis dans le métro, c'est celui des moustaches de lait que j'avais à chaque petit déjeuner et mon père de me dire "Tu as des moustaches", ben oui, j'avais des moustaches. Et je fond.

En extrait, je vous offre Marcel Pagnol et La Gloire de mon père. En photo, Joseph Pagnol, le père de Marcel. Sentez-vous, au-delà de l'humour que dégage ce texte, toute la tendresse que porte Marcel Pagnol à son père? Bonne lecture!


"Nous nous arrêtâmes au bout du boulevard de la Madeleine, devant une boutique noirâtre. Elle commençait sur le trottoir, qui était encombré de meubles hétéroclites, autour d'une très vieille pompe à incendie à laquelle était acroché un violon. (...) Mon père lui avait déjà rendu visite et avait retenu quelques meubles (...) Puis on fit les comptes. Après une sorte de méditation, le brocanteur regarda fixement mon père et dit : Ca fait cinquante francs! Ho ho! dit mon père, c'est trop cher! C'est cher, mais c'est beau, dit le brocanteur. La commode est d'époque! Il montrait du doigt cette ruine vermoulue. Je le crois volontiers, dit mon père. Elle est certainement d'une époque, mais pas de la nôtre! Le brocanteur prit un air dégoûté et dit : Vous aimez tellement le moderne? Ma foi, dit mon père, je n'achète pas ça pour un musée. C'est pour m'en servir. Le vieillard parut attristé par cet aveu. Alors, dit-il, ça ne vous fait rien de penser que ce meuble a peut-être vu la reine Marie-Antoinette en chemise de nuit? D'après son état, dit mon père, ça ne m'étonnerait pas qu'il ait vu le roi Hérode en caleçons! Là, je vous arrête, dit le brocanteur, et je vais vous apprendre une chose : le roi Hérode avait peut-être des caleçons, mais il n'avait pas de commode! Rien que des coffres à clous d'or, et des espèces de cocottes en bois. Je vous le dis parce que je suis honnête. Je vous remercie, dit mon père. Et puisque vous êtes honnête, vous me faites le tout à trente-cinq francs. Le brocanteur nous regarda tour à tour, hocha la tête avec un douloureux sourire, et déclara : Ce n'est pas possible, parce que je dois cinquante francs à mon propriétaire qui vient encaisser à midi. Alors, dit mon père indigné, si vous lui deviez cent francs, vous oseriez me les demander? Il faudrait bien! Où voulez-vous que je les prenne? Remarquez que si je ne devais que quarante francs, je vous demanderais quarante. Si je devais trente, ça serait trente... Dans ce cas, dit mon père, je ferais mieux de revenir demain, quand vous l'aurez payé et que vous ne lui devrez plus rien... Ah maintenant, ce n'est plus possible! s'écria le brocanteur. Il est onze heures juste. Vous êtes tombé dans ce coup-là : vous n'avez plus le droit d'en sortir. D'ailleurs, je reconnais que vous n'avez pas eu de chance de venir aujourd'hui. Mais quoi! A chacun son destin! Vous, vous êtes jeune et frais, vous êtes droit comme un i, et vous avez deux yeux superbes ; tant qu'il y aura des bossus et des borgnes, vous n'aurez pas le droit de vous plaindre, c'est cinquante francs! Bien, dit mon père. Dans ce cas, nous allons décharger ces débris, et nous irons nous servir ailleurs. Petit, détache les cordes! Le brocanteur regarda mon père avec une tristesse indignée, secoua la tête, et me dit : Comme il est violent! Il s'avança vers lui, et parla solennellement : Sur le prix, ne discutons plus : c'est cinquante francs ; ça m'est impossible de le raccourcir. Mais nous pouvons peut-être allonger la marchandise. Il entra dans sa boutique : mon père me fit un clin d'oeil triomphal et nous le suivîmes. (...) "


Alors, à votre tour, maintenant! Voici les consignes:

1 Un texte de 15 lignes maximum

2 Il raconte un souvenir d'enfance

3 Prenez le temps de dresser un portrait vivant des personnages

A vos plumes!...
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# Posté le dimanche 26 février 2006 09:13

ton MSN

ton MSN
done moi ton msn
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# Posté le dimanche 11 décembre 2005 07:48

MON SKYBLOG !

MON SKYBLOG !
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# Posté le samedi 03 décembre 2005 14:22

Modifié le jeudi 28 juin 2007 08:27